lundi 27 février 2012

Le Michelin 2012 et ses fortune cookies

A quelques jours du 1er mars, date de sa sortie en librairie, le nouveau guide Michelin a révélé son palmarès 2012 : 594 restaurants étoilés dont 485 une étoile (58 nouveaux) – 83 deux étoiles (10 nouveaux) et 26 trois étoiles (1 nouveau). Commençons par ce dernier car c'est l'événement au plan national : Emmanuel Renaut de Flocons de Sel à Megève décroche une 3e étoile. Les critiques sont unanimes ; cette consécration semble méritée.

EN POITOU-CHARENTES
J'en profite pour vous dévoiler la photographie 2012 du paysage gastronomique picto-charentais.

2 ÉTOILES
• Richard et Christopher Coutanceau à La Rochelle (cuisine d'une grande maîtrise mais très classique, du moins à l'époque où j'y suis allée, c'est à dire il y a plusieurs années - superbe vue sur la mer)

Au menu de La Table de Marion à Saintes

1 ÉTOILE
La Ribaudière à Bourg-Charente (16) - Chef : Thierry Verrat (a souvent d'excellentes idées mais peut parfois tomber dans quelques facilités - déco design osée et réussie)
L'Aquarelle à Breuillet (17) - Chef : Xavier Taffart (cf ci-après)
• NOUVEAU : La Table de Marion à Saintes (17) - Chef : Marion Monnier (cf ci-après)
• NOUVEAU : Le Saint-Fortunat à Neuville de Poitou (86) - Chef : Fabien Dupont (cf ci-après)
La Cédraie au Château de Curzay (86) - Chef (nouveau) : Grégory Mirer (légère déception dans l'assiette en 2011 malgré un lieu enchanteur)
Passions et Gourmandises à Saint-Benoît (86) - Chef : Richard Toix (mon chouchou donc je ne suis pas objective !)

Dans l'assiette au Saint-Fortunat de Neuville-de-Poitou

Christophe Cadieu a fermé son restaurant 1 étoile à Saint-Savin (86) fin 2011. Heureusement la percée du Saint-Fortunat (dont je vous ai déjà parlé en 2007) permettra aux fines gueules de la Vienne de se consoler. Bravo à Fabien Dupont !
Toujours pas d'étoilé dans les Deux-Sèvres, pas de changement en Charente mais ENFIN la reconnaissance du talent, de l'audace et de la créativité de Marion Monnier en Charente-Maritime. Cela fait trois ans que je vous dis que La Table de Marion mérite cette étoile !
Mon bilan personnel ? J'ai eu la chance de déjeuner ou dîner chez tous ces restaurateurs... ou presque. Car si je ne connais pas encore L'Aquarelle près de Royan, j'ai pu goûter à l'occasion d'événements certains plats phares du très doué Xavier Taffart.

MES COUPS DE CŒUR EN FRANCE
Parmi les 3 étoiles, j'ai presque honte d'avouer que j'ai déjà foulé le sol de quatre établissements encore en activité : La Côte Saint-Jacques (mais à l'époque de ses 2 étoiles), Alain Ducasse (époque Poincaré : ma première expérience de ce standing, inoubliable), Guy Savoy (moderne, conceptuel et surtout parfait) et plus récemment le magicien Bras à Laguiole (lire ICI).

Parmi les 1 étoile qui se maintiennent, j'avais beaucoup aimé en 2009 L'Auberge Basque à Saint-Pée-sur-Nivelle. Et en 2011, mon coup de foudre se nomme sans conteste Éric Guérin de La Mare aux Oiseaux. Selon moi, cette table non loin de Nantes mériterait d'ores et déjà une 2e étoile...

Éric Guérin de la Mare aux Oiseaux

Comme un fait exprès vendredi prochain, Running Doudou, Tornadou et moi allons tester le Shang Palace (75016) qui vient de se voir décerner 1 étoile par le guide rouge. En réservant il y a quelques semaines, nous ne savions pas du tout que ce restaurant de cuisine chinoise serait récompensé. Le but est bien sûr de nous rappeler les goûts de la province où nous avons séjourné tous les trois il y a un an. Cerise sur le gâteau : Frank Xu, le chef qui y sublime les spécialités traditionnelles de Canton, est originaire de Shenzhen près de Hongkong, comme Tornadou...

Pour consulter le palmarès complet du guide Michelin 2012, c'est en pdf et c'est ICI (merci François Simon).

Shang Palace (75016) ©Shangri-La Hotel

mardi 21 février 2012

Poitiers 2012, carnaval blanc

Tornadou en Capitaine Crochet

Aujourd'hui s'est tenu le carnaval poitevin. Une véritable institution désormais grâce à l'association Poitiers Jeunes. Thème 2012 : le blanc. Peut-être davantage un concept d'adultes que d'enfants pour être véritablement suivi, mais bon, on ne va pas chipoter. Tornadou est passé outre, s'est déguisé en capitaine Crochet et puis c'est tout. Running Doudou a failli s'inspirer de Woody Allen puis s'est ravisé... Toutefois, comme il est très en verve ces temps-ci, je vous recommande son dernier tweet, à lire ICI.



Je dois avouer que j'avais préféré le spectacle bleu de l'an dernier, notamment grâce à l'intervention de la Cie Pipototal et au charme de la marionnette géante de Benoît Mousserion (que l'on a d'ailleurs retrouvée avec bonheur cette année devant Notre-Dame-la-Grande). Mais l'ambiance était bien là et c'est tout de même le principal lors de ce genre de manifestations. Si le succès se mesure au nombre de confettis sur le sol, alors ça promet !
Pour cause de "couvre-feu" lié à l'école demain, j'ai raté potée et crémation du "bonhomme Carnaval". Je compte sur vous pour me raconter...

PS : Si je me réfère à la trilogie cinématographique Trois Couleurs : Bleu - Blanc - Rouge, le thème 2013 sera le rouge. On parie ?

A gauche : la marionnette géante 2011










Billets sur le même sujet :
Carnaval de Poitiers édition 2011
Carnaval de Poitiers édition 2008

lundi 20 février 2012

Running Doudou fait son bilan de Poitiers enneigé : Serial Winter 2012

Ça y est. La neige a fondu.
On ressort les shorts, les marcels et les sandales.
On a chaud, c'est la fête.

Le temps est donc venu de faire un bilan de cet épisode neigeux.
En images et sous forme d'hommage aux séries : c'est mon Serial Winter.







Et en bonus exclusif, une vidéo : Blair Witch 4, Poursuite dans la neige.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour la visionner :

Musique : Le Vide, par K-ïman.


Allez, j'y vais, j'ai footing.

Running Doudou.

vendredi 10 février 2012

Mon mémorable déjeuner Chez Boulette (87300)

Les fidèles de ce blog le savent, je suis originaire du Limousin. Mes grands-parents et une partie de la famille y habitent toujours. J'ai moi-même vécu jusqu'à 13 ans au Dorat.

Alors depuis des années, j'entends parler de Chez Boulette. D'après un pharmacien de Bellac : "Il faut y avoir déjeuné au moins une fois dans sa vie !". Banco. Octobre 2011, c'est décidé, direction le Haut-Limousin et les monts de Blond.


Pépé, mémé, Tornadou, Running Doudou et surtout moi : tout le monde rêve déjà en chemin à la fameuse terrine du restaurateur. Selon mémé, une légende urbaine raconte que Jean-Claude alias Boulette y ajoute de la viande de ragondin pour le goût ! Peu m'importe, je peux vous assurer que ce pâté maison vous fera grimper au plafond. Le plat restant sur la table, Tornadou et moi en avons repris deux fois !

C'est sûr que nous avions moyen faim pour la suite. Pourtant nous avons enchaîné avec la salade périgourdine (bons gésiers, foie gras et magret de canard) et le gratin dauphinois sans chichi (comme tout ici) mais hyper fondant. Les fans de viande rouge saignante ont particulièrement apprécié le tendrissime rôti de bœuf.


A l'heure du fromage, Mme boulette pose le plateau et son couteau au milieu des convives. Chacun se sert à la bonne franquette. Idem pour la bouteille de vin de pays. En apéro, nous avons testé un kir au Birlou (liqueur auvergnate à base de pomme et de châtaigne) : original et pas mal. Et pour le dessert, il était proposé ce jour-là un gâteau génoise-crème-fruits. Typiquement le genre de pâtisserie que je déteste en principe. Pourtant j'ai goûté, car j'étais chez Boulette quand même ! Figurez-vous que c'était bon, à tel point que j'ai fini mon assiette.

Ce resto ouvrier doit son succès à la qualité et à la générosité de sa cuisine traditionnelle bien sûr, mais également à l'ambiance "comme à la maison" qui y règne. Ici tout le monde se connaît. Certains parlent encore patois, comme mes grands-parents. Aux murs : photos d'animaux, chapeau en crochet orné de petites fleurs, éventail géant à l'effigie d'un Indien d'Amérique... Ce décor kitsch à souhait instaure aussitôt une convivialité non feinte. Avec pépé, mémé, Tornadou et Running Doudou, on a déjà prévu d'y revenir en été. La salle est climatisée et la terrasse au cœur de la vie villageoise.

Chez Boulette
1 Place de l'église 87300 Blond
Tél : 05 55 68 83 82

Ouvert tous les jours le midi.
Le soir sur réservation, sauf le jeudi.
Menus de 12 € à 17 €. Menu enfant : 7 €.
Plat du jour : 7 € (formule express : 8,50 €)

Si vous décidez d'y faire un tour, tout d'abord, vous m'en direz des nouvelles ! Ensuite, je vous recommande une visite plus approfondie des monts de Blond, cet îlot montagneux au milieu de la verte campagne environnante. Sans oublier Mortemart, classé parmi les plus beaux villages de France.

J'ai également beaucoup apprécié Montrol-Sénard, à 40 km au nord de Limoges. Cette bourgade typique joue à fond "la nostalgie rurale". C'est d'ailleurs le nom du parcours qui permet de remonter le temps et de se (re)plonger dans la vie des habitants au début du XXe siècle. Des lieux authentiques ont été conservés et restaurés intelligemment : la maison et son étable, le fournil de la ferme, le lavoir, l'école communale, le toit à cochons et à poules, le bûcher, le grenier, l'atelier du sabotier, l'atelier du cordonnier... Et à côté du four à pain rayonne la belle expo photos Los Monteros qui réunit les portraits noir et blanc des autochtones actuels. Une offre touristique intergénérationnelle !
Parcours gratuit - Ouvert du 1er mai au 11 novembre
Renseignements : 05 55 60 46 82
Reportage très sympathique de Demain TV sur le sujet, à visionner ICI.

Nostalgie rurale
Le lavoir de Montrol-Sénard

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Limousin : La Maison de Compostelle à Saint-Léonard-de-Noblat
Resto ouvrier à La Rochelle : La Taverne de Tasdon