mercredi 29 décembre 2010

Duomo macha azuki de Sadaharu Aoki

Encore à la recherche d'une idée pour un dessert qui change lors du réveillon du 31 ? Si vous êtes Parisien ou si vous avez l'occasion de passer par la capitale, pourquoi ne pas opter pour le Duomo macha azuki de Sadaharu Aoki ? A vrai dire, c'est mon coup de cœur pâtissier de ces derniers mois et ça fait un moment que j'ai envie de vous en vanter les mérites sur ce blog.
Ce gâteau individuel est composé, de bas en haut, de feuillantine pralinée, de pâte sucrée de haricots rouges, de crème au thé vert macha et décoré d'un macaron au thé vert macha. Comment expliquer ce qui me fait fondre (je ne suis pas la seule) ? Peut-être l'habile contraste des textures associé à l'harmonie des parfums, sans oublier une originalité certaine. Quel plaisir de se laisser à la fois séduire et surprendre côté sucré !
Prix : 5,50 euros la part

En dessert au restaurant Yoom

Connaissez-vous son auteur, le chef japonais Sadaharu Aoki ? Né à Tokyo en 1968 et diplômé de l'école de cuisine de Machida, il a travaillé à la pâtisserie Chandon de Tokyo avant de venir en France en 1991. Dix ans plus tard, après avoir collaboré avec divers restaurants et livré les grandes maisons de couture lors des défilés de mode parisien, Aoki ouvre sa première boutique dans le 6e arrondissement.
Il a grandement contribué à démocratiser des saveurs de son pays tels le yuzu (agrume proche du citron), le thé macha (poudre verte très fine au goût légèrement amer) ou encore l'azuki (sorte de confiture japonaise de haricots rouges).

Sadaharu Aoki

Selon Christophe Michalak, le beau gosse surdoué du Plaza Athénée, "Sadaharu Aoki est le plus parisien des pâtissiers japonais ! Il possède 3 boutiques sur Paris et une à Tokyo. Très sympathique, toujours souriant, Sada est un pâtissier hors pair. Dès l’ouverture de sa boutique, j’ai pu constater à quel point il excellait dans notre métier. Ses créations sont pures, souvent avec des goûts nippons mais toujours bien dosées et remarquablement bien présentées. C’est un grand succès pour lui d’avoir réussi en France, attention de ne pas nous endormir car Sada nous prouve tous les jours que son talent frôle le nôtre."

Dégusté au Lafayette Gourmet

Les trois boutiques parisiennes
56 boulevard de Port-Royal 75005
35 Rue de Vaugirard 75006
25 Rue Pérignon 75015

Et aussi
• un stand au Lafayette Gourmet
• à la carte des desserts du restaurant Yoom

www.sadaharuaoki.com

jeudi 23 décembre 2010

Sachiko Morita à Poitiers : Portraits - chaussures à la Galerie Louise Michel

Avoir son nom à côté de celui de Brian Joubert, Mahyar Monshipour ou encore Berry... ça fait tout drôle, croyez-moi ! Que je vous raconte cette aventure.

Autoportrait-chaussure

J'avais eu vent du projet de la Ville de Poitiers et de Sachiko Morita (création en résidence) d'exposer les photos de chaussures de grands sportifs poitevins. Lorsqu'un jour on me sollicite dans ce cadre pour laisser durant une semaine mes souliers fétiches à l'artiste, je m'exclame surprise : "Mais je ne suis pas sportive ! Peut-on considérer une demi-heure de marche par jour et un cours de chi ball par semaine comme une pratique intensive ? !!!". On me rassure tout de suite : le projet s'est élargi à des personnalités culturelles (danseurs, chanteurs, architectes...), jusqu'à une blogueuse donc. Décontenancée mais flattée, j'accepte de participer.

Sachiko Morita lors du vernissage

Restait le choix des godasses. Mes santiags ? Non, je les portais tous les jours à l'époque, impossible de m'en séparer une semaine. Pourquoi pas mes chaussures de mariage toute mignonnes, crèmes avec un petit nœud ? L'artiste travaillant sur fond blanc, cela risquait de compliquer la tâche. Ah bon ? Du coup, dans un moment de folie, j'accepte de prêter mes sandales Camper usées jusqu'à la corde. Mon Dieu ! On y devine même la trace des orteils... Sexy, n'est-ce-pas ?
Il faut dire qu'acheter des chaussures a toujours été un véritable chemin de croix en ce qui me concerne. Tout d'abord, plus que pour n'importe quelle autre pièce de ma tenue, je suis très difficile sur leur esthétique. Et pour couronner le tout, mes pieds jouent dans la catégorie super douillets, genre maxi-ampoules assurées 1 fois sur 2. Une vraie princesse au petit pois ! Voilà pourquoi j'ai si peu de paires et souvent très élimées.

Mon portrait-chaussure

Heureusement, même si j'ai du mal à assumer l'état de mes souliers sur leur portrait réalisé par Sachiko, j'adore le résultat plastique. Je suis tombée sous le charme des créations de cette jeune femme japonaise (je dis "jeune" car elle est née le même jour et la même année que moi !) à la Biennale de Melle en 2009. Certains de ses clichés me faisaient déjà penser à des peintures. J'ai appris plus tard que cet effet tient à sa technique très personnelle de développement. Sachiko travaille au pinceau ses tirages argentiques sur papier aquarelle, ce qui rend chaque photographie vraiment unique. Des grandes marques comme Longchamp et Karine Arabian ont déjà commandé des œuvres sur mesure à celle qui avait commencé par des études de mode puis de sculpture au Japon.

Mes préférés parmi les 31 portraits-chaussures de Poitevins plus ou moins célèbres ? Je citerai notamment ceux du boxeur Mahyar Monshipour, de l'épéiste Christophe Bisson, du volleyeur Nicolas Maréchal, de la chorégraphe Claire Servant, d'une autre chorégraphe Julie Dossavi, du chef d'orchestre Jean-François Heisser, de l'architecte Valérie Maigné, du cordonnier Jacques Chauvin et bien sûr celui de l'archéologue Bernard Farago (peut-être la seule personne qui me surclasse question usure de sandales !).

Portrait-chaussure de Mahyar Monshipour

Je laisse le mot de la fin à Sachiko l'exploratrice, ex-Tokyoïte, ex-Poitevine, ex-Nantaise et ex-Parisienne qui vit actuellement à Angers et bientôt à Davis (Californie) :"Les chaussures sont des sculptures que l'on sculpte avec nos pieds, avec nos pas, avec nos corps. Elles portent une relation au temps, à l'espace, à l'existence. (...) Tous ces portraits-chaussures sont avant tout pour moi des portraits de personnes. Les personnes sont toujours mon point de départ."

sachikomorita.blogspot.com
sachikomorita.free.fr

Exposition "Portraits-chaussures" de Sachiko Morita
Galerie Louise Michel

25 rue Édith Piaf 86000 Poitiers

Tél : 05 49 54 86 35

Jusqu'au 20 février 2011 - Entrée libre

Du mercredi au dimanche de 14h30 à 18h30 (sauf jours fériés)

Retrouvez certains portraits également à :

• la Cordonnerie Pont-Neuf (2 rue de la Chatonnerie)
• la librairie La Belle Aventure (12/15 rue des Grandes écoles)

Billets sur le même sujet
La Biennale Internationale d'art contemporain de Melle 2009
La Belle Aventure, librairie indépendante à Poitiers

jeudi 16 décembre 2010

Mes coups de cœur du moment déguisés en idées cadeaux de Noël

La liste des sujets dont j'aimerais vous parler s'allonge sur l'aide-mémoire de mon écran. Je cours après le temps ces dernières semaines. Pas mal de boulot et un grand changement dont je vous parlerai peut-être en janvier. Alors j'ai décidé de réunir plusieurs coups de cœur dans un seul billet, en espérant que cela vous aidera dans vos derniers achats de Noël. C'est parti !

• La box Moments magiques, coffret cadeau Spécial Vienne

Je salue régulièrement des initiatives portées par la Ville de Poitiers, le Département de la Vienne ou la Région Poitou-Charentes. Toutes ne provoquent pas forcément chez moi un enthousiasme débordant mais je les juge suffisamment intéressantes pour vous les faire partager sur ce blog. Toutefois il peut survenir que je sois carrément emballée par un projet. C'est le cas avec cette box (valeur 75 euros, durée 2 ans) conçue, réalisée et commercialisée par le Comité Départemental du Tourisme. Le concept ? Le destinataire du coffret choisit une proposition parmi les 50 offres situées dans le département et réparties en 4 thématiques (Bien-être, Adrénaline & insolite, Gourmandise, Escapade à 2). Puis il contacte Vienne Loisirs qui assure le suivi des appels téléphoniques et des réservations. Soit un seul interlocuteur et l'assurance que les détenteurs de cette Box ne seront pas moins bien traités que les autres clients (ce qui arrive fréquemment avec ce genre de coffret, notamment pour les disponibilités). Un cadeau local et pour tous les goûts !
En savoir plus sur les offres et les points de vente

• Côté Bohème à Poitiers
C'est le nom d'un commerce indépendant qui a investi dès novembre l'ancien local de Copyfac au 76 rue de la Cathédrale. J'étais un peu sceptique avant de pénétrer dans ces 100 m2. Finalement, la sélection d'objets de décoration d'intérieur, cadeaux et meubles m'a convaincue. A mi-chemin entre le style gentleman farmer (pas trop mon truc pourtant) et une brocante chez Côté Ouest... Avant tout, les prix sont très abordables comparés à ceux habituellement pratiqués dans des boutiques similaires. Tout à fait le genre d'endroit où chacun peut trouver son bonheur au moins une fois.
Tél : 05 49 03 49 97
Ouvert le lundi de 14 à 19 heures,

du mardi au samedi de 10h à 12h30 puis de 14 à 19 heures.


• Nina Imagine Pour Vous

Il arrive assez souvent que des artistes m'envoient un mail afin de faire connaître leur travail. Je suis toujours partante pour découvrir de nouveaux talents. Si je n'aime pas, je n'en parle pas. Débordée, la réciproque n'est pas forcément vraie. Mi-novembre Nina, "une jeune créatrice de La Rochelle" (d'Esnandes très exactement) , m'a contactée. Après avoir surfé sur son site Internet et sur son blog, je me suis promis de ne pas passer ses luminaires, objets et curiosités sous silence. Cette trentenaire autodidacte classe ses créations de la façon suivante : Récup industrielle, Récup atelier, Récup brocante (mes 3 catégories préférées), Récup actuelle, Pour les petits et La série des coquettes (celle qui m'emballe le moins). Recyclage, imagination, raffinement et sens de l'humour constituent certainement une partie des secrets de fabrication de Sabrina alias Nina.
Distribuée à Décosphair, dans d'autres boutiques de Charente-Maritime, à Nantes, à Paris, à Bergerac...
En savoir plus sur les points de vente

• Nouveautés musique
Cela faisait un petit bout de temps que je n'avais pas écouté en boucle un album sorti cette année. Depuis que l'entêtant single Maybe s'est installé dans ma tête, mes oreilles se tournent naturellement vers l'album Beautiful imperfection. Et Dieu créa Asa !
Quelques semaines plus tard, je tombe sous le charme du mento, ancêtre du reggae. Merci qui, merci les Jolly Boys et leur opus Great expectation. Sur ce disque de reprises, spéciale dédicace aux versions chaloupées de Perfect Day, Rehab et The Passenger ainsi qu'à la voix grave d'Albert Minott.


• Une série géniale : The Wire (Sur Écoute)
Pourquoi je vous recommande chaudement cette fiction télévisée ? seriestv.blog.lemonde.fr parle d'une "fresque sociale et politique sans équivalent". Pas mieux. L'intrigue se déroule d'ailleurs à Baltimore, l'une des villes américaines les plus violentes. Je suis sûre que, comme Running Doudou et moi, vous vous attacherez à Omar le caïd au grand cœur et que vous sourirez devant les frasques de McNulty le policier tête de mule. À l'image des thèmes successivement traités (la police, le monde du travail, la politique, le système éducatif et la presse), chaque saison a pour musique de générique une version différente de Way Down in the Hole, morceau blues-gospel écrit par Tom Waits. Les producteurs et HBO ont mis un point final à The Wire en 2008 après 5 saisons et 60 épisodes.
En savoir plus sur le DVD coffret intégral
des 5 saisons de The Wire (Sur Écoute)


Billets sur le même sujet :
Cire Trudon : bougies et boules puantes
True Blood et Hung
True Blood et mes séries préférées
Un tablier pour Bree de Desperate Housewives

vendredi 10 décembre 2010

Grande roue et illuminations de Noël au Parc de Blossac à Poitiers


Vers 17h30 aujourd'hui, le maire de Poitiers Alain Claeys a inauguré les illuminations de Noël. Les années précédentes, la place de l'Hôtel de ville cristallisait l'attention avec sa patinoire entourée de chalets. Cette année, les travaux de Cœur d'agglo chamboulent la tradition. C'est donc à Châtellerault que Brian Joubert assurera une séance de dédicaces le 15 décembre, au bord de 400 m2 de glace en plein air, au cœur du marché de Noël.


Du coup, la capitale régionale regarde vers le parc de Blossac en cette fin 2010. Pour la première fois depuis longtemps (sur Facebook, on m'a signalé une initiative similaire de la FAE, place du Palais de justice à l'époque), une grande roue sera de la partie. Bon, l'adjectif "grande" est un peu fort mais elle date de 1920 et a tout de même déjà assuré le show lors d'un défilé de Sonia Rykiel et du mariage de Luc Besson !

J'ai surtout apprécié les illuminations très sobres qui, blanches et bleues, s'amusent avec le volume des arbres.

Bien sûr, l'événement reste modeste si l'on met en parallèle avec Jours de Fêtes au Grand Palais par exemple. Comparons toutefois ce qui est comparable. Blossac s'annonce comme la sortie familiale incontournable pour qui souhaite faire un tour en calèche gratuit, rencontrer le Père Noël, se plonger dans une ambiance de fête foraine...

Il semblerait que le concept soit maintenu l'an prochain. Si je peux me permettre une suggestion : faire appel à une personnalité (culturelle, sportive...) aux côtés d'Alain Claeys pourrait ajouter un peu d'événementiel, quitte à ce qu'ils appuient ensemble sur un bouton symbolique pour donner le top départ des éclairages et des animations. Vous me trouvez trop fleur bleue ?

Jusqu'au 31 décembre 2010,
entrée rue de Blossac ou rue de la Tranchée
86000 Poitiers

En savoir plus sur tous les rendez-vous de Noël à Poitiers



Billet sur le même sujet :
Feu d'artifice du 14 juillet 2010 au parc de Blossac

vendredi 3 décembre 2010

Cire Trudon: bougies parfumées et boules puantes!


Si vous êtes lecteur(trice) assidu(e) de ce blog, vous savez sûrement que je suis fan des bougies parfumées. Mais pas n'importe lesquelles. La senteur doit être délicate et la durée de vie digne d'une baleine bleue. Jusqu'à maintenant, seules les marques Fragonard (Brioche et A vos souhaits notamment), Diptyque (Feu de bois, Opopanax, Ambre...) et Mémo trouvaient grâce à mes yeux.
Lors de mon récent séjour lillois, la belle boutique Ombres Portées a provoqué une révélation dans mon cheminement olfactif. Je n'avais jamais entendu parler de Cire Trudon, la plus ancienne manufacture de cire du monde (depuis 1643) ! Comme bien souvent dans ces cas-là, je la vois partout depuis : dans les boutiques de Noël des grands magasins parisiens, dans un reportage complet du magazine Elle à Table...
Avec Running Doudou, on a complètement craqué pour ses parfums à la fois rares sous ce format et évocatrices pour nos mémoires. Ainsi la verte Abd El Kader trouverait idéalement sa place dans la cuisine, l'épicée Ernesto serait parfaite dans le salon, l'originale Roi Soleil rappelle les parquets cirés tandis que la mystique Spiritus Sancti ressuscite les odeurs d'église !
De Napoléon pour la naissance de son fils à Sofia Coppola pour son film Marie-Antoinette en passant par les grandes maisons françaises de la mode, de l'hôtellerie et de la gastronomie, tous ne jurent que par les mèches de Cire Trudon. Brûlant pendant 50 à 70 heures, elles durent plus longtemps qu'une bougie classique.

Bougie Ernesto

Le concept qui fait fureur cet hiver ? Les premières boules puantes qui sentent bon ! Amusez-vous et jetez par terre une ampoule afin de la briser, de préférence sur un sol résistant (dans une cheminée éteinte par exemple). Le parfum s'élève et se répand instantanément. Idéal avant une soirée...

Boules puantes Cire Trudon

http://ciretrudon.com

Environ 50 euros la bougie de 270g et 25 euros la boite de 10 boules puantes

Magasin principal : 78, rue de Seine 75006 Paris
Points de vente à Paris, Nantes, Saint-Tropez et Gassin
ou vente en ligne sur www.ombresportees.fr


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Bougies Mémo Paris
L'Heure Exquise à Poitiers